Vladimir Poutine : une soif de pouvoir

Courtoisie Flickr john rawbo


Le 24 septembre dernier, lors du congrès du parti Russie unie (au pouvoir), le président Medvedev a proposé que son premier ministre, Vladimir Poutine reprenne les rennes du pays en 2012.

Alors que le printemps arabe continue et qu’un vent démocratique souffle sur les pays du Maghreb et du Machrek, les Russes, eux, devrait se demander s’ils sont bien sous un régime démocratique. Depuis 2000, et peut-être jusqu’en 2024, le paysage politique à la tête de l’État n’a pas beaucoup changé.

C’est que le couple Poutine-Medvedev est bien accroché aux postes de président et de premier ministre. Après avoir du céder sa place à son premier ministre Medvedev, en raison de l’impossibilité de renouveler plus d’un fois son mandat présidentiel, Vladimir Poutine a dû se contenter de la place laissée libre par Medvedev. Heureusement pour lui, Vladimir Poutine sera le candidat du parti Russie unie aux prochaines élections présidentielles, le 4 mars prochain. De plus, grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en 2008 (article 81, alinéa 1) qui prolonge la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans à partir de 2012, le natif de Saint-Pétersbourg pourrait proroger son aventure au Kremlin (résidence officielle du président de la Fédération de Russie) jusqu’en 2024.

Le chef, c’est Vladimir Poutine

De son côté, Dmitri Medvedev retrouvera sûrement ses habits de premier ministre. Ce choix, c’est Vladimir Poutine qui l’a fait : « Je suis sûr que Russie unie gagnera [les législatives du 4 décembre] et que sur la base de ce soutien populaire, Dmitri Anatolevitch [Medvedev] pourra créer une équipe nouvelle, jeune, efficace et énergique, et diriger le gouvernement de la Russie », a-t-il déclaré à la tribune du congrès de son parti [Poutine est président de Russie unie depuis 1999, ndlr].

En France, lors de l’élection présidentielle de 1969, le communiste Jacques Ducloc, qui était arrivé en troisième position au premier tour, qualifia l’affrontement entre Georges Pompidou et Alain Poher de « blanc bonnet et bonnet blanc ». Le sénateur communiste affirmait alors que voter pour l’un ou l’autre de ses deux candidats au second tour revenait au même. Il semblerait donc que les prochaines élections russes soit sous le sceau de cette expression. Les Russes vont probablement commencer à se dire que voter Medvedev, c’est voter Poutine. Ce qui en soit ne les dérangera sûrement pas trop car ils sont une grande majorité à approuver l’action de ce couple bien soudé.

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Publié le 4 octobre 2011 dans Impact Campus.

Par Pierre-Louis Curabet, Québec.



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