L’espace sous toutes ses coutures

La septième conférence internationale 3D GéoInfo aura lieu, les 16 et 17 mai prochains, au Centre des congrès de Québec. L’occasion de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’information géographique en trois dimensions.

L’étude de la 3D n’est donc pas nouvelle. «Tout phénomène possède intrinsèquement trois dimensions géométriques pouvant être mesurées et modélisées», explique Jacynthe Pouliot, professeure agrégée au département des sciences géomatiques de l’Université Laval. Selon elle, «plusieurs disciplines exploitent des données géospatiales 3D depuis fort longtemps, que ce soit en arpentage, en génie géomatique, en génie civil, en géologie, en hydrologie».

La 3D à la portée de tous

Rien de bien neuf donc. En fait, ce qui est venu bouleverser ce champ d’études est l’avènement du numérique et de nouvelles technologies ces vingt dernières années. La professeure de l’UL donne l’exemple du GPS (Global Positioning System) qui aurait favorisé «l’acquisition de données 3D et la production de modèle 3D». Cette dimension se développe alors au profit, entre autres, de monsieur et madame tout le monde. Nombre d’entre nous ont déjà surfé sur Google Earth pour voir notre appartement, notre maison ou notre université vus du ciel. «Ces nouvelles données géospatiales 3D ont été les catalyseurs de développements et d’avancées dans les domaines respectivement de la modélisation et de la visualisation 3D», soutient Sylvie Daniel, professeure adjointe en géomatique à l’université.

La modélisation des données en 3D est importante, car sa maîtrise évite une «perte d’information lors de la production de la représentation spatiale», avance Jacynthe Pouliot. Plus performant, mais aussi plus complexe. Toujours selon Madame Pouliot, les modèles en trois dimensions ne sont pas exempts de contraintes. «Cela incombe un plus grand volume de données, des performances d’ordinateur plus élevées, et cela requiert surtout qu’on pense le territoire en 3D. Il nous reste encore du travail à faire à ce niveau et la formation de spécialistes 3D reste un enjeu important. Il existe actuellement peu de programmes de formation spécialisés en modélisation de données géospatiales 3D».

Impact sur le quotidien

La modélisation 3D fait déjà partie de la vie en société et influence notre quotidien. «Sans la 3D, le travail des spécialistes serait plus complexe, la qualité des ouvrages […] serait éprouvée, et donc le bien-être et la protection du public pourraient en être affectés. Le citoyen profite donc grandement, mais indirectement de l’usage de la 3D», conclut Jacynthe Pouliot.

Article en page 12

Publié le 8 mai 2012 dans Impact Campus.

Par Pierre-Louis Curabet, Québec.

Photo de Une : Courtoisie Flickr -rochellewilson



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