Le marché de la BD d’occasion et de collection

Entretien avec ÉRIC LOISEAU, vendeur de Bandes dessinées depuis plus de 20 ans.

 

Comment devient-on vendeur de BD ?

C’est une passion. Après un passage au Brésil, je suis revenu en France et je devais chercher du boulot. Je suis parti sur l’idée d’aller sur les brocantes. Qu’est-ce que je pouvais vendre ? Ce que j’avais chez moi : des bandes dessinées. À partir de là, j’ai fait les brocantes, puis des salons spécialisés de plus en plus gros.

Quelles sont les évolutions sur le marché de la BD d’occasion et de collection ces dernières années ?

Les ventes en magasin sont en chute libre, car les clients se déplacent de moins en moins en boutique. Ils sont soit sur Internet, soit sur les festivals ou dans les salles de vente. Aujourd’hui, le métier est donc d’aller au-devant des clients sur les festivals. Et, comme ils sont moins patients qu’avant, il faut aussi être présent sur le web pour réduire les délais de livraison.

Quel est le public de la BD aujourd’hui ?

Avant, la BD était réservée aux enfants et aux collectionneurs. Depuis une dizaine d’années, ça s’est démocratisé. Il y a de plus en plus d’adultes qui lisent des bandes dessinées, et il existe maintenant un public de lecteurs avec 300-400 albums chez eux. Ce qui existait déjà en Belgique, mais pas en France. La nouveauté c’est qu’un public féminin s’est développé. Il n’y a pas de BD spécifiquement féminines, sauf chez les jeunes filles.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 11 octobre 2015, dans La Voix du Nord – Roubaix.

Photo : Coombesy_CC0 Domaine publique

Double page photo complète à télécharger ICI et ICI



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