La Ville négocie pour racheter trois immeubles vides

Avenue de Quennevièvres, trois bâtiments précédemment occupés par des militaires devraient être convertis en logements d’ici fin 2016.

Au 6, avenue de Quennevièvres on trouve un portail automatique et un portillon vert fermé par un cadenas. Derrière, un grand espace vert où la nature commence à reprendre ses droits, un terrain de pétanque parsemé de mauvaises herbes, quelques bancs et des places de parking couvertes.

Au centre, trois immeubles de trois à quatre étages. Ces derniers hébergeaient des militaires il y a encore quelques années dans le quartier des Sablons. Des immeubles que l’Agglomération de la région de Compiègne (ARC) souhaite restructurer. « On voulait profiter de la décote dans le cadre de la loi Duflot, mais l’État a considéré que les travaux que l’on veut effectuer ne sont pas assez lourds », explique Michel Foubert, premier adjoint au maire et vice-président à l’ARC (LR). La loi Duflot de 2013 permet une décote plafonnée à 30 % sur la valeur du terrain public cédé. Elle vise à favoriser la construction de logements sociaux.

Cela n’empêchera pas l’Agglo de négocier le prix : « On veut faire vite, car des locaux vides appellent squat et dégradations », avançait le maire de Compiègne et président de l’ARC, Philippe Marini (LR) lors d’une réunion de quartier, jeudi soir.

Le prix du terrain va donc être renégocié auprès de la SNI (société nationale immobilière). « Cela devrait déboucher d’ici un mois », assure Philippe Marini. La restructuration des trois immeubles, confiée à Picardie Habitat, devrait ensuite durer huit mois. Elle comprendra des travaux d’isolations thermique et phonique, ainsi qu’un toilettage complet des logements.

Au total, ce sont trente logements sociaux du F3 au F5 qui seront proposés à un public bien défini par l’agglomération. « On souhaite attirer de jeunes couples avec enfants », précise l’adjoint au maire Michel Foubert. De plus, quatre maisons individuelles avec jardins seront construites sur le terrain prochainement acquis. « Ce sera la cerise sur le gâteau, mais nous n’avons pas de date de prévue », conclut Michel Foubert.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 21 novembre 2015 dans Courrier Picard – Oise.

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