Le Creps du Centre haut lieu du sport

Pour accueillir les championnats du monde jeunes d’escrime, le Creps a été un peu chamboulé. Ses locaux fourmillent d’athlètes venus du monde entier.

Dans le hall du Creps du Centre (centre de ressources, d’expertise et de performance sportives) à Bourges, il y a toutes les nationalités. Devant le stand accréditation, la délégation brésilienne, dans un coin de jeunes espagnoles et à la machine à café, un cadre de l’équipe polonaise.

En ce jeudi de veille de début des Championnats du monde jeunes d’escrime, ça court un peu partout. La chef de projet du comité d’organisation des championnats (Comeb), Audrey Oliver positionne les bénévoles et passe cinquante coups de fil à l’heure. Et nous, on profite du remue-ménage pour entrer sans accréditation (petit oubli) et prendre la température des lieux.

Quand les délégations débarquent au CREPS, elles vont d’abord à la salle de contrôle des équipements, qui a élu domicile dans la salle dédiée normalement à la boxe et à la danse.

Tirer à domicile, pas forcément un avantage

Les tireurs – personnes qui pratiquent l’escrime – patientent avec leurs longs et gros sacs à roulettes, puis sortent leurs armes (sabre, épée ou fleuret), leurs masques, leurs vestes et leurs gants de protection, chaque élément de leur armure sportive étant contingenté.

Félix, bénévole pendant toute la durée des championnats, parle allemand avec une tireuse, est appelé en renfort pour discuter en anglais avec un Grec, et prend enfin le temps de discuter : « Mardi et mercredi, c’était plus calme, mais là c’est plus soutenu, explique le jeune homme à la double nationalité belgo-allemande. Ce matin, je faisais le pendule entre l’accueil et ici ».

Il faut dire que Félix, escrimeur amateur dans la région bruxelloise, est une perle volontaire rare. Il maîtrise l’allemand, le français, l’anglais et le néerlandais – « alors que je n’ai appris que le flamand », un dialecte du néerlandais.

Taïwan, snack et escaliers

Devant les rings de boxe, des bénévoles issus de l’Épide d’Osmoy (établissement pour l’insertion dans l’emploi) et de la mission locale, s’occupent de vérifier la conductivité des armes et tenues des tireurs. L’un des volontaires, Kuan Chih, est venu spécialement de Taïpei, à Taïwan !

Retour vers le hall du Creps, on passe devant un snack monté pour l’occasion . Frites, sandwich américain et autres mets gras sont proposés. Loin du régime diététique de nos jeunes champions. Malgré tout, assis à une table de la terrasse, quatre Canadiens, dont deux tireurs cadets, ont profité de la cuisine du snack : « C’est très santé », lance, rigolard, Angelo, qui croque dans son hot-dog composé « de bon pain baguette ».

En se rendant au vélodrome qui accueille quatorze pistes, on croise le directeur des équipes de France jeunes, Franck Berthier : « Tirer à domicile ne procure pas un avantage primordial comme dans un sport collectif, explique l’entraîneur français, qui a fait ses classes au lycée Alain Fournier, à Bourges. Ça peut être stressant pour eux de tirer devant leurs familles. »

Dans le gymnase dévolu aux basketteurs du Creps, on retrouve Yannick Le Cleac’h, le président du Comeb, en haut des gradins « J’en peux plus de ces escaliers ! On est trop dedans pour savoir si ça se passe bien. Cette nuit, à deux heures du matin, on gérait encore un problème d’informatique. »

Stress inhérent aux organisateurs, car le Creps a bien été métamorphosé et est prêt à accueillir les jeunes tireurs venus du monde entier.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 11 avril 2016 dans le Berry Républicain – Bourges.

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