Le lent chemin vers l’accessibilité

La Ville continue les travaux pour rendre accessible ses bâtiments aux personnes handicapées. En 2016, 14 sites le seront. Il en restera encore 37 à mettre en conformité.

« C’est sûr, on a choisi d’être handicapé. » La boutade fait sourire son auteur, Jean-Pierre Paris, mais on sent que le combat est long. « On préférerait être à la pêche que de se battre tous les jours. » Pour le président de l’association Handicap intercommunal, les choses n’avancent pas assez vite. Et ce, malgré la future mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite de quatorze nouveaux sites appartenant à la Ville.

Ainsi, dans l’avis d’appel public à la concurrence n° 2016.24, on apprend que treize EPR (établissements recevant du public), auxquels il faut ajouter l’école maternelle Horticulture, vont faire état de travaux courant 2016 pour les mettre aux normes établies par la loi du 11 février 2005.

Encore 37 bâtiments à mettre aux normes

« La Ville possède 70 bâtiments recevant du public, et 32 étaient déclarées à la préfecture accessible à tout handicap en février dernier, énumère Frédéric Girardin, directeur des services techniques de la municipalité. Il faut ajouter le parking des Arcades qui est en travaux, ce qui fait 37 bâtiments restants. Ces derniers sont partiellement accessibles, de 30 à 70 %. »

En soustrayant les quatorze établissements de 2016, il restera donc vingt-trois EPR municipaux à mettre aux normes à Épernay. Avec pour date butoir ? « Nous sommes en train de voir avec le préfet entre deux périodes : soit 6 ans, soit 9 ans », avance Frédérique Girardin. Soit une mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite de l’ensemble des EPR de la Ville d’ici 2021 ou 2024. Un délai qui n’est pas forcément du goût du président de Handicap intercommunal Jean-Pierre Paris : « Ils ont déjà eu dix ans pour se mettre aux normes. Donc quand ils demandent neuf ans en plus, ils se foutent du monde ».

Pour justifier le chemin qu’il reste à parcourir, le directeur des services techniques affirme que « les baisses des dotations de l’État [les] freinent dans [leur] motivation de mise en oeuvre ». Et d’ajouter : « Je pense qu’un effort important a été fait. Après il faut savoir que ça coûte plusieurs millions d’euros et puis il faut fermer les sites. » Pour pallier à ces temps de disette financière, la Ville a déposé un dossier le 4 mars dernier pour profiter du Fonds de soutien d’investissement annoncé en janvier par l’État.

Le budget prévisionnel pour mettre en accessibilité les trente-sept EPR restants est évalué à 2,2 millions d’euros.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 4 juin 2016 dans L’Union de Reims.

Page du journal à télécharger ICI



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