Un forcené armé se rend après quatre heures de négociations

Un habitant de Louvois, près d’Épernay, a tiré plusieurs coups de feu hier après-midi. Il s’est finalement rendu vers 18 heures aux gendarmes.

L’impact de balle est bien visible dans un garage blanc, rue de la Vicomté en face de la mairie de Louvois, au nord-est d’Épernay. Juste devant, l’une des voitures de la gendarmerie a, elle, le pneu avant droit à plat. Sûrement touché par une deuxième balle. « L’oeuvre » d’un forcené armé dont on ne connaissait pas encore les motivations hier soir.

Aux alentours de 14 heures, ce dimanche, un individu armé s’est retranché à son domicile rue Michel-Le-Tellier dans le petit village de Louvois (300 habitants). La compagnie de gendarmerie d’Épernay, ainsi que le peloton de surveillance et d’intervention (Psig) sont intervenus rapidement sur place, quadrillant le secteur. De fait, tout l’après-midi, une partie des rues Michel-Le-Tellier et de la Vicomté étaient bloquées. Vers 17 heures, l’homme serait sorti de son domicile et aurait pris le volant de sa voiture. Bloqué par le dispositif mis en place par les forces de l’ordre, il aurait été contraint de s’arrêter en face de la mairie, toujours rue Michel-Le-Tellier. Ce serait à ce moment-là qu’il aurait tiré les coups de feu.

Les deux négociateurs régionaux, venus de Châlons-en-Champagne et de Saint-Dizier (Haute-Marne), ont commencé à discuter avec l’homme retranché dans sa voiture. Ce dernier s’est finalement rendu de lui-même aux forces de l’ordre vers 18 heures. Le forcené a ensuite été placé en garde à vue à Épernay, et les premiers interrogatoires devaient débuter hier soir. Aucun blessé n’était à déplorer.

À noter que sept conseillers municipaux sont restés confinés à l’intérieur de la mairie en raison de la trop grande proximité du bâtiment avec le lieu de l’événement. « On venait voir ce qu’il se passait, et les gendarmes nous ont dit rester à l’intérieur de la mairie », a expliqué l’une des élues. Quand on leur demande s’ils connaissaient l’individu, tous répondent que non. Les sept élus ont finalement été autorisés à sortir vers 19 h 15.

La rue Michel-Le-Tellier devait être rouverte à la circulation vers 22 heures.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 6 juin 2016 dans L’Union de Reims.

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