Le brevet des collèges, un diplôme entre frivolité et stress

Hier et aujourd’hui, les collégiens ont planché sur les trois épreuves du brevet. Une étape plus importante que ne veulent bien l’avouer les élèves au premier abord.

Il est 8 h 15, et déjà six ou sept candidats au diplôme national du brevet (DNB) sont devant les grilles du collège Jean-Monnet. « Je pensais que c’était à 8 h 30 », lâche Yves Buffet. Les horaires des épreuves n’étaient pas notés sur sa convocation ? « Je n’ai pas regardé »…

Sous leurs airs d’adolescents en pleine possession de leurs moyens, l’examen du brevet n’en fait pas moins stresser quelques-uns. « J’ai surtout peur de la dictée, lance Pollyana, en 3e professionnelle au lycée Stéphane-Hessel. Je me suis entraînée avec une amie, et je faisais toujours vingt-cinq ou quinze fautes. » On sent la jeune fille un peu sur les nerfs. « J’ai peur aussi pour l’épreuve d’histoire, car je ne suis pas trop douée pour retenir les dates. »

Marina Legay, 15 ans, avoue aussi être stressée : « Comme tout le monde, non ? ». Cette collégienne, qui souhaite poursuivre ses études en Bac pro services à la personne à Reims, redoute l’épreuve de mathématiques : « C’est là où je suis la moins forte. » Avec une moyenne annuelle de 11 dans cette matière, la jeune fille est pourtant loin d’être une cancre. Comme quoi le brevet, premier examen national en France, fait toujours son effet.

Le secret : réviser toute l’année

« Mes parents et tous ceux qui l’ont eu me disent que ça ne sert à rien », glisse Benjamin, à qui il manque 70 points pour obtenir le DNB (sur le total de 180 points minimum à atteindre). Malgré tout, le collégien avoue être « quand même un peu » stressé, et avoir révisé ses trois dernières semaines : « Je reprenais des exercices que je refaisais plusieurs fois ».

Emma, elle, n’a pas bossé hier : « Il fallait réviser avant », note cette dernière sans aucune méchanceté, juste comme une évidence. Comment fallait-il se préparer au brevet alors ? « J’ai révisé toute l’année, j’ai revu seulement ce que je ne savais pas. Les dates en histoire surtout », affirme la jeune fille, pas plus stressée que cela.

Dans l’une des salles d’examen le silence règne. « On sait que derrière les fanfaronnades, les élèves ne partent pas la fleur au fusil », assure Emmanuelle Chausson, principale du collège Jean-Monnet. Neuf heures tapantes, les sujets sont retournés et les mines se concentrent encore un peu plus.

Trois heures de français plus tard, on retrouve Marina Legay qui est l’une des premières à sortir : « Ça s’est bien passé. Je l’ai même trouvé plus facile que le brevet blanc ». « Ça a été, souffle une autre collégienne. C’est la dictée que j’ai trouvée difficile. Il y avait des mots compliqués dont je ne me souviens même pas. »

Après le français et les mathématiques hier, les collégiens planchent ce matin sur l’histoire-géographie. En attendant, les résultats le 8 juillet prochain.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 24 juin 2016 dans L’Union d’Épernay.

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