Dans la peau d’un combattant médiéval

L’union a enfilé une armure et est allé défier un combattant de l’association La Bulle et l’épée, qui anime encore ce dimanche les Fêtes Henri IV à Aÿ-Champagne.

« Nous, on aime frapper, mais pas sur des claviers. » Précision qui est de mise, même si elle a eu lieu après l’assaut. L’union s’est essayé au combat médiéval avec l’association La Bulle et l’épée (lire encadré). Et j’en ai pris plein la poire.

Avant de débuter, dégustation de Moretun, vin du Moyen-Âge parfumé à douze épices – « À l’époque, ça camouflait le goût du mauvais vin », glisse Vincent Assailly, président de l’association–, au miel et au fruit rouges. Amadoué, je me suis dit que le combat serait bon enfant.

Une armure de plusieurs kilos

J’enfile toute la panoplie d’un bon homme d’armes: gambeson, sur-gambeson (ce qui ajoute déjà quelques kilos à mes soixante kilos tout mouillé), les protections pour les mains et enfin le casque. «Contracte bien les cervicales.» Un casque, ça ne se met pas, ça s’enfonce sur la tête du combattant. Et hop, encore deux kilos en plus.

À l’intérieur, on ne voit plus grand-chose. J’ai du mal à attraper mon épée. Le bouclier, j’ai juste envie de le laisser tomber vu son poids. Je me retiens quand je vois apparaître mon adversaire Frédéric Gobé, alias Ancelin L’ours. Vous savez celui qui n’aime pas les claviers…

Le but du combat individuel: gagner deux assauts, chacun d’une durée de deux minutes. «Je pense que ça va être dur pour vous après 30secondes de combats», avance Vincent Assailly. Le combat débute. Je bouge comme je peux. Sans trop savoir si je dois me protéger ou tenter de frapper l’ours.

Ce dernier a quelques égards envers moi et la joue tranquille, mais il m’envoie quand même des enchaînements coup de pied – épée à plusieurs reprises. Autant dire que quand ça arrive, c’est un peu comme si une tornade déboulait sur une maison en bois…

Je tiens le temps de deux assauts. Tous les deux perdus. Évidemment. Je suis à bout de souffle, mais toujours en une pièce. Ancelin L’ours n’a pas frappé trop fort sur le clavier.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 3 juillet 2016 dans L’Union d’Épernay.

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