Ils vivent dans la m…

Dans le quartier Bernon, les habitants du sous-sol au 15, avenue d’Ettlingen vivent à cinq mètres d’un purin d’excréments humains depuis plusieurs années.

Au 15 avenue d’Ettlingen, les habitants des deux appartements du sous-sol vivent un enfer olfactif. À cinq mètres de leurs portes, dans l’ancien local à poubelle, des excréments humains jonchent le sol. Si une entreprise est mandatée de temps à autre par Plurial Novilia – bailleur social qui loue les appartements de l’immeuble – pour nettoyer ces immondices, le problème persiste depuis un ou deux ans selon ses résidents malheureux.

Patricia Joubert habite dans l’appartement nº1 avec sa fille depuis 2013. «Même quand ils mettent de la javel, ça sent beaucoup», glisse-t-elle. La semaine dernière, une entreprise est passée pour déboucher et essayer de régler le problème: «J’ai regardé depuis ma porte pour voir ce qu’ils faisaient. Je suis vite rentrée [à cause des odeurs, ndlr]».

Pour se rendre chez Patricia Joubert, on descend un escalier depuis le hall d’entrée de l’immeuble. Arrivé sur le palier de son appartement, on retrousse le nez. «Quand il y a de fortes chaleurs, autour de 25 degrés, ça sent même dans l’appartement, raconte Ludovic Milice, l’ami de Patricia. On ne peut pas manger. C’est une infection

Ludovic Milice continue la visite en nous montrant les caves, juste derrière l’ancien local à poubelle. C’est simple, on a tenu vingt secondes en raison de la puanteur qui imprègne les lieux. En face de chez Patricia, une famille avec quatre enfants en bas âge vit le même calvaire.

Chez Plurial Novilia, on reconnaît que le souci «dure depuis plusieurs années» et que le bailleur social «a dépêché à plusieurs reprises des entreprises pour en trouver l’origine». Et d’assurer ce jeudi: «On a enfin trouvé d’où ça venait. C’est un problème de conception qui date de la construction de l’immeuble [racheté par la suite par Plurial Novilia, ndlr]. Ça devrait être réparé à la fin de la semaine». Patricia et les autres résidents du sous-sol pourront peut-être, enfin, respirer normalement.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 9 juillet 2016 dans L’Union d’Épernay.

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