Attention livrovore passionnée

Le club de lecture sparnacien se structure à la rentrée avec des lectures communes mensuelles. Rencontre avec Camille Vidal, une « fracassée » des livres, à l’origine du projet.

« Même si je passe 35 heures en librairie pour le boulot, j’y passe aussi des heures pendant les week-ends et les vacances. Au grand dam de ma famille. » Camille Vidal, apprentie libraire à L’Apostrophe rue Saint-Thibault, est « fracassée » des livres. « En juillet, pendant mes vacances à Montpellier, j’ai fait toutes les librairies de la ville », glisse la jeune femme de 27 ans, sourire en coin.

Passée par des études de logistiques – « J’ai même mon permis Caces » (pour conduire les chariots de manutention, ndlr) –, Camille Vidal a finalement pu revenir à ses premières amours en intégrant l’Institut national de formation libraire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 2015 avec un contrat en alternance dans la librairie sparnacienne.

« Je respire souvent mes livres »

« Le premier souvenir que j’ai remonte au CM 2. Je me mettais à la bibliothèque et je lisais toute seule à la récré. » Un goût pour la lecture qui arrive donc très tôt, avant le coup de foudre de l’adolescence : « En seconde, ma professeure de français m’a envoyé acheter le Matin brun de Franck Pavloff dans la librairie à Sète (Hérault, ndlr). Et là il s’est passé un truc. L’odeur qui régnait. À partir de là, j’y suis allée toutes les semaines ».

Camille Vidal a en quelque sorte chopé une maladie : elle « pique » les livres quand elle rend visite à ses connaissances, elle collectionne les éditions de livres (elle possède sept versions d’Alice au pays des merveilles) et… elle renifle les livres ! « Maintenant, je suis fracassée, je respire souvent mes livres. Quand ils sont vieux, c’est pire… », rigole-t-elle.

Cette folie du livre a débouché en février dernier sur la création d’un club de lecture sparnacien, les Joyeuses commères. Un groupe qui l’aide aussi dans son futur travail de libraire : « C’est important de partager toutes sortes de lectures, assure la jeune femme. Ça me sert d’un point de vue professionnel, car ça me permet même de mieux connaître mon rayon adolescent par exemple ».

Un premier rêve de réaliser, avant d’en concrétiser peut-être un autre dans quelques années : ouvrir une toute petite librairie couplée à un salon de thé.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 13 août 2016 dans L’Union d’Épernay.

Page du journal à télécharger ICI



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