« Le prof met de la musique pendant nos exercices »

Lucrèce Roussel a décidé de partir un an en Australie pour améliorer son anglais et vivre autre chose. Elle témoigne depuis le pays des kangourous.

L’union a joint Lucrèce Roussel par téléphone. Il était 10 heures pour nous ; 17 heures pour elle à Devon North, au sud-est de Melbourne. La jeune fille, arrivée à Melbourne le 8 juillet dernier, nous livre ses premières impressions.

Pourquoi avez-vous décidé de partir après votre seconde au lycée Stéphane-Hessel ?

La grosse motivation de base, c’est de parler anglais. Après on m’a beaucoup posé la question, et je ne sais pas trop quoi répondre. C’est surtout pour l’expérience. Je pense que le plus c’est l’expérience personnelle que je n’aurais pas pu vivre si j’étais restée en France. Ça va beaucoup m’apporter, et ça m’a déjà beaucoup apporté.

Vous n’avez donc pas trop le mal du pays ?

Il y a différents moments où les jeunes à l’étranger peuvent avoir le mal du pays. Moi, je l’ai eu tout de suite en arrivant, car j’étais vraiment fatiguée. Je n’avais pas dormi pendant plus de deux jours. À l’aéroport, je me suis demandée ce que je faisais là. Mais dès le lundi, j’ai commencé les cours et le mal du pays est vite passé.

Racontez-nous un peu où vous êtes ?

Je suis à Devon North dans un milieu plutôt rural situé à 2 h 30 de Melbourne et à 20 minutes de la plage, mais je n’y suis encore pas allée. Et je suis aussi à 15 min de la Rain forest. Il appelle ça « la montagne », mais par rapport à chez nous ce n’est pas comme les Alpes. On est entouré de champs avec des vaches laitières et de grands arbres. Il y a beaucoup de fermes, mais mes parents d’accueil, eux, ne sont pas fermiers.

Comment s’est passée votre arrivée à l’école ?

Le premier jour, ma mère d’accueil m’a amenée pour m’aider un peu et que je puisse choisir mes matières. Le principal m’a souhaité une bonne arrivée devant tout le monde dans le gymnase. On était tous assis et il m’a demandé de me lever. C’était très gênant. Mais comme ça, tout le moment a toute de suite su qui j’étais. Plein de personnes se sont vite intéressées à moi et je me suis fait rapidement des amis. Les gens sont vraiment très sympas ici.

Y a-t-il des différences entre le lycée en Australie et le lycée français ?

Je commence à 9 heures tous les jours et j’ai trois périodes de 1 h 15 avant le lunch (déjeuner) vers 13 heures. Ensuite, l’après-midi je n’ai qu’une seule période de cours l’après-midi. On termine à 15 h 20. Je le vis très bien (rires). J’ai bien plus de temps quand je rentre à la maison. En plus, les cours sont plus sympas, car on choisit les matières selon nos intérêts et les professeurs ne sont vraiment pas prise de tête. Je me dis que quand je vais devoir rentrer à l’école française, notamment en cours de maths, ça va être difficile. Ici, le prof met de la musique pendant que l’on fait nos exercices. On a notre playlist sur Spotify (site de streaming musical, ndlr) pour cela.

Qu’est-ce qui vous a marqué jusqu’ici ?

Déjà, on roule à gauche c’est un grand changement. Les horaires de repas sont différents. On fait un lunch sur le pouce, et le soir on mange à 18 heures. Les routes sont des lignes droites, rien d’autre. Et puis, il y a les panneaux avec les kangourous et les koalas. Ça fait bizarre au début, même si je n’en ai pas encore vu, car c’est l’hiver ici.

Propos recueillis par Pierre-Louis Curabet

Publié le 13 août 2016 dans L’Union d’Épernay.

Page du journal à télécharger ICI



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