« À force, je connais tous les gamins et leurs grands-parents »

Fin d’été oblige, Bruno Cassis, maître-nageur à la piscine en plein air de Sézanne depuis plus de 20 ans, nous parle de sa protégée aquatique.

Comment s’est passée la saison à la piscine en plein air de Sézanne ?

On a une très bonne équipe de trois sauveteurs, donc tout s’est très bien passé. Il n’y a eu aucune intervention des pompiers. On a juste eu un petit souci de chaudière qui a lâché au bout de quatre jours, mais c’est normal quand quelque chose ne fonctionne pas pendant huit mois. Une année c’est la pompe, la suivante c’est le toboggan, etc.

Quel type de public vient se baigner ?

Ça reste familial. Moi, je bosse là depuis 1983, donc à force je connais tous les gamins, leurs grands-parents. Ce n’est plus les mêmes rapports. Surtout que j’aime bien discuter avec les usagers. On a bien un ou deux perturbateurs, mais ce n’est pas au point où on a besoin de vigiles.

D’où viennent les usagers de la piscine ?

Ils viennent de loin : de Châlons- en-Champagne, de Troyes, d’Épernay, car c’est la seule piscine en plein air du coin. Avant, il y en avait une à Sainte-Savine près de Troyes et une à Épernay dans le quartier de Bernon (fermées, et même rasée pour la seconde, depuis l’été 2015, ndlr). Et puis, c’est quand même une belle piscine de 50 mètres homologuée pour les compétitions interrégionales avec cinq couloirs.

Que devient la piscine en plein air en attendant sa réouverture en juin 2017 ?

À partir d’octobre, je la vide de 50-60 cm, mais elle reste en eau pour éviter que le talus (qui surplombe un côté de la piscine, ndlr) pousse le bord et que le gel casse les carreaux. On met aussi des flotteurs en diagonal dans le bassin pour empêcher la glace de trop travailler. Et puis, comme les flotteurs sont noirs, la moindre chaleur est absorbée et elle chauffe la glace.

Une petite anecdote à nous dévoiler ?

Cette année, j’ai recruté Isabelle Gaspar qui est la meilleure BNSSA (diplôme de nageur sauveteur qui ne permet pas d’enseigner la natation, ndlr) que j’ai vu passer depuis 20 ans. C’était sa première année, elle n’a que 18 ans et ce n’est pas facile avec des gamins de 12-13 ans. Elle était stressée au début, mais elle s’est adaptée rapidement. Et il y a 25 ans, j’avais embauché son père aussi en tant que BNSSA. Il est ensuite devenu maître-nageur par la suite. J’ai bouclé la boucle (sourire).

Propos recueillis par Pierre-Louis Curabet

Publié le 26 août 2016 dans L’Union d’Épernay.

Page du journal à télécharger ICI



'« À force, je connais tous les gamins et leurs grands-parents »' has no comments

Be the first to comment this post!

Leave a Reply

Old Paper by ThunderThemes.net