Solidarité contre volonté de se sortir de la précarité

L’Épicerie solidaire d’Escaudœuvres, qui vend des biens de première nécessité à moindre coût, souhaite que ses bénéficiaires s’impliquent et cherchent à se sortir de leur précarité. Ces derniers devront mettre en place des projets personnels concrets en échange de l’aide qu’ils reçoivent.

ESCAUDŒUVRES. Le centre communal d’action sociale (CCAS) scaldobrigien veut lutter contre l’assistanat. Finie l’aide sans contrepartie à l’Épicerie solidaire. Après avoir instauré des ateliers obligatoires en 2011 (deux par famille tous les trois mois), les choses vont encore évoluer en décembre. Les familles qui bénéficient de l’Épicerie solidaire devront mettre en place un projet personnel en parallèle de l’aide qu’elles reçoivent du magasin solidaire.

« Normalement, notre aide est censée les aider à améliorer leur niveau de vie [en réduisant leurs dépenses alimentaires, ndlr], lance Laetitia Serpillon, qui s’occupe des parties administrative et comptable de l’épicerie. Et au final les sortir de leur situation [précaire]. Or on a de nombreuses familles que l’on aide depuis le début, en 2009. »

Sortir les gens de la précarité

Les projets personnels seront discutés avec l’équipe de l’Épicerie solidaire. La durée de ces derniers variera en fonction de l’objectif et de la situation de chacun. « C’est ça une épicerie solidaire, clame Marie-Noëlle Anderlin, responsable de la structure. Il n’y a pas que de la distribution de colis. »

Une famille pourra par exemple bénéficier de l’Épicerie solidaire si elle s’engage à payer ses factures d’énergie impayées, à se doter d’une machine à laver ou encore à acheter une voiture. Des premiers pas vers la fin du tunnel de la précarité et, pourquoi pas, vers un emploi.

« C’est pour les aider, car ils ne s’en sortent pas, affirme le maire d’Escaudœuvres, Patrice Égo. Et puis par rapport à la population qui paie des impôts, il faut se montrer correct et honnête. »

Pour compléter ce dispositif, Marie-Noëlle Anderlin propose même de « recevoir [les familles] les mardis en mairie pour travailler sur leur budget ou pour remplir des dossiers ». Pour que, petit à petit, les familles bénéficiaires n’aient plus besoin de l’Épicerie solidaire.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 27 octobre 2016 dans La Voix du Nord – Cambrai.

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