Le primeur garde le sourire

L’auteur de l’incendie qui a ravagé le restaurant Le Mandarin, le 13 septembre dernier, a écopé mardi de cinq ans ferme. Si la justice a rendu son jugement, la vie des victimes est loin d’avoir repris son cours normal. Une famille a tout perdu. Un commerçant et un artisan, une bonne partie de leur chiffre d’affaires.

« Par rapport aux voisins d’à côté (lire journal pdf), je ne suis pas à plaindre, glisse Bertrand Grandjean, primeur et propriétaire du commerce Le Petit panier, voisin du restaurant Le Mandarin qui a brûlé en septembre dernier. J’ai un toit; je peux faire jouer mes assurances. On est obligé de relativiser. »

Si sa boutique n’a pas trop souffert de l’incendie – « Les murs avaient un peu jauni. J’ai repeint tout seul depuis. » –, l’arrière-boutique a connu de meilleurs jours. Son plafond s’est effondré en raison de l’eau utilisée pour éteindre le feu. De plus, comme l’électricité a été coupée pour intervenir en sécurité, tout le circuit électrique du commerce doit être refait aux normes. Coût total de l’opération : 5000€, dont seulement 2000€ seront épongés par l’assurance. « Depuis 1998, quand je suis arrivé ici, je n’avais jamais déclaré de sinistre », avance Bertrand Grandjean, un peu amer.

Il n’en veut pas au pyromane

En sus, le groupe frigidaire et le store du Petit panier « sont morts », et là aussi, l’assurance ne lui dédommagera que la moitié des pertes. Pour autant, il n’en veut pas à l’auteur des faits, Christian Ancel, qui a écopé mardi de cinq ans de prison ferme : « C’est un pauvre malheureux. La prison n’est pas la solution. Il aurait fallu régler son problème avant ». Pour l’instant, Bertrand Grandjean ne sait pas quand il rouvrira, mais il garde le sourire.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 10 novembre 2016 dans La Voix du Nord – Cambrai.

Page du journal à télécharger ICI



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