Chiens, chevaux et même un ours ont participé à la Grande Guerre

IWUY. Dans le cadre de l’exposition sur la guerre 14-18 à la médiathèque d’Iwuy, les «Bêtes de guerre» retracent, à travers des panneaux et un film, le rôle qu’ont joué les animaux dans l’effort de guerre.

1. Le chien, le meilleur ami du soldat. Nos canidés adorés jouaient le rôle de couteau suisse du Poilu. L’équipe de la médiathèque et l’association Iwuy’Stoire ont dénombré six tâches différentes allouées aux chiens. Les Belges les utilisaient pour transporter les armes et les mitrailleuses. Comme dans le livre de Catherine David, Mirlinton le chien soldat, les canidés étaient également les messagers entre tranchées.

Ils s’occupaient aussi de secourir les blessés (ils portaient une trousse de secours), de dératiser les tranchées, de monter la garde ou encore d’installer des lignes téléphoniques en déroulant les bobines de fils sur de courtes distances.

2. Chevaux et autres équidés, un outil de guerre. Plus grands et plus forts que les chiens, les équidés étaient principalement utilisés pour porter munitions et canons. Au début de la guerre, un ordre de réquisition a été lancé et dans tous les villages de France, un recensement a été effectué. Près de 1450000 équidés ont été mobilisés (oui, oui, comme les soldats) durant la Grande Guerre.

3. Pigeons, le messager par excellence. « On ne lâchait jamais un seul pigeon, il y en avait plein pour que le message arrive », explique Annick Régnier, responsable de la médiathèque. Le plus connu portait le nom de Vaillant. Son histoire a tout du fait d’arme de renom : encerclé au fort de Vaux près de Verdun, le commandant Raynal envoie son dernier pigeon, Vaillant. Ce dernier réussit à traverser le champ de bataille, sera intoxiqué au gaz, mais délivrera son dernier message en retournant au colombier.

« Un Allemand, Julius Neubronner, avait même inventé un appareil photo avec un mécanisme à retardement que le pigeon portait grâce à un harnais », souffle Michel Lespagnol, président de l’association Iwuy’Stoire.

4. Et des animaux extraordinaires, comme mascottes. Alors qu’il se rend sur le Front, le lieutenant canadien Harry Colebourne embarque pour l’Europe avec son ours Winnipeg, «Winnie» pour les intimes. En attendant son maître, ce dernier devra rester au zoo de Londres. C’est là que le fils du créateur de Winnie l’ourson, Alan Alexandre Milne, se liera d’amitié avec l’ourson canadien.

Vous pourrez aussi faire la connaissance de Jackie le singe ou de Whisky le lionceau.

«Bêtes de guerre», jusqu’au samedi 19 novembre. Tous les matins (sauf jeudi et samedi) de 10h à midi, et les après-midi de 14h à 17h30 (18h30 le mardi). Entrée libre.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 13 novembre 2016 dans La Voix du Nord – Cambrai.

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