Des travaux à rallonge qui passent mal auprès de la boulangerie

Les travaux rues Jean-Lebas et Gabriel-Péry, qui devraient se terminer en fin de semaine prochaine, en ont fait baver au boulanger. Le maire fait valoir que la ville n’intervient que depuis fin septembre.

PROVILLE. « On se disait que c’était un moment difficile à passer, mais là c’est moche. » Éric Dupont, boulanger rue Jean-Lebas dans le centre-ville de Proville, n’en peut plus des travaux qui ont débuté le 9 mai dernier dans sa rue et dans la partie basse de la rue Gabriel-Péri.

Selon ses dires, il a perdu 30 % de son chiffre d’affaires et ne s’est plus versé de salaire ces sept derniers mois. « Un mercredi, nous faisons 500 € normalement, lance sa femme Hélène. (à 15 h 30, NDLR), nous ne sommes qu’à 245 € » (1). Et d’ajouter : « Regardez, personne ne passe alors qu’il fait beau ». Autant dire que le pécule habituel n’y était pas ce mercredi.

Du côté du deuxième commerce de la rue Jean-Lebas, la couturière Stéphanie Marcheux, la pilule est passée plus facilement : « Moi, ça a été encore, car il y a deux ruelles juste à côté (ruelles de la Bascule et rue Edouard-Dinoir, NDLR). Et puis les gens sont obligés de trouver un parking, car ils viennent pour un petit moment à chaque fois. »

Usant psychologiquement

Par ailleurs, les commerçants sont tous d’accord: les nuisances sonores étaient difficilement supportables certains jours. « Il y a du bruit tous les jours en semaine, assure le boulanger. Moi, comme tout boulanger, je fais une sieste en début d’après-midi, mais ça démarre à fond les manettes à ce moment-là. »

Mécontente, une grand-mère témoigne : « Avec le bruit, le stress, j’ai été hospitalisée en juin. Quand je suis rentrée, personne n’est venue voir comment j’allais ».

De son côté, le maire Daniel Delwarde l’affirme : « J’ai ma conscience pour moi ». Et de préciser : « Nous n’intervenons que depuis fin septembre, mais il faut toujours un responsable, et c’est toujours le maire ».

Ainsi, le SIAC, le SIDEN, puis le SIDEC sont respectivement intervenus, entre mai et septembre, pour rénover le réseau d’assainissement, les canalisations d’eau et enfouir le réseau électrique.

(1) Malgré nos demandes, le couple Dupont n’a pas souhaité nous montrer les justificatifs de son chiffre d’affaires mensuel.

Pierre-Louis Curabet

Publié le 17 décembre 2016 dans La Voix du Nord – Cambrai.



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